TREMBLAY-GILLON, Michèle (1944)

Michèle Tremblay-Gillon, Labyrinthide, 1995. Béton armaturé, bois, ciment de finition et teinture. 884 m x 609 cm. Photo : Alexandre Nunes.

Titulaire d’un Baccalauréat français (philosophie) du Lycée français de New York (1962), d’une Maîtrise en arts visuels (1984) et d’une Maîtrise en études des arts (1998), Michèle Tremblay-Gillon a enseigné l’histoire de l’art, la photographie et la vidéo d’art au Cégep de l’Outaouais à Gatineau de 1998 à 2008. Elle fut membre de l’équipe de rédaction de la revue Vie des Arts de 1970 à 1987. En reconnaissance de son travail en sculpture, elle a reçu des prix prestigieux, dont le Prix d’excellence décerné par la Canadian Architect Review pour l’architecture et l’intégration des arts à la station Lasalle du métro de Montréal, dont elle a conçu la totalité du recouvrement mural coloré (1976) et le Prix du Conseil de la Sculpture du Québec en 1983. Elle a réalisé de nombreux projets d’intégration à l’architecture au Québec et à l’étranger, par exemple à l’entrée principale du palais du roi Fahed à Djeddah en Arabie Saoudite (1978). Sa pratique consiste à inventer et à construire, dans le sens architectural du terme, d’étranges monuments pyramidaux, parfois tronqués, obliques ou aplatis contre le mur, qui font figure de vestiges labyrinthiques d’une civilisation imaginaire fossilisée, de lieux mnésiques disloqués et inquiétants qui portent à réfléchir sur la fragilité des temples d’aujourd’hui et des valeurs qu’ils véhiculent.

VOIR :
« Les miroirs ensablés » de Mario Langlois, ESPACE, vol. 7, #2, p. 50.
« La sculpture, de rives en rives » de Serge Fisette, ESPACE #33, p. 6.
« Gloses sur le concept d’appropriation en arts visuels » de Monique Langlois, ESPACE #35, p. 21.