THIBAULT, Manon Brigitte (1953)

Manon B.Thibault, Fragments d’un rictus, 1996. Structure de métal, bassin d’acrylique clair, surface perforée (braille), eau, agglomération d’escargots, tubes pneumatiques. Photo : Denis Bernier.

Manon Brigitte Thibault a suivi une formation en arts et en sémiologie visuelle à l’Université du Québec à Montréal. En 1985, elle commence à raconter une histoire à quatre volets, Les Grimoires de Pandore. Comme l’indique le titre, l’œuvre s’appuie sur le mythe de Pandore, simple mortelle à qui Zeus offre une boîte qui sera ouverte par son mari Épiméthée, incapable de résister à sa curiosité. En émergent toutes les calamités du monde. Composée d’objets trouvés contenus dans des boîtiers de diverses formes, certains juchés sur de hautes colonnes, l’installation profile une mythologie contemporaine et incite à réfléchir sur l’équilibre précaire entre l’ordre et le chaos. Formellement différente, mais en continuité avec l’idée de laisser flotter les traces mnésiques au profit d’un présent en devenir, l’installation Rictus pour une goutte d’eau (1996-1998) s’avère un lieu de passage car le visiteur est invité à déambuler entre des artefacts, certains, surtout des manuscrits, encastrés dans des présentoirs de plexiglas, et des projections photographiques qui brouillent les pistes entre le vrai et le faux, le matériel et l’immatériel.

VOIR :
« Manon B. Thibault : La Cité des cathédrales intérieures » de Jacques Duchesneau et Kristine Noël, ESPACE #18, p. 48.
« Manon B. Thibault : Correspondance [mai-août 1998] » de Nycole Paquin, ESPACE #46, p. 40.

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