SULLIVAN, Françoise (1925)

De 1941 à 1945, Françoise Sullivan étudie à l’École des beaux-arts de Montréal. À cette époque, elle fréquente le groupe des Automatistes. En 1943, elle obtient le Prix Maurice-Cullen à l’École des beaux-arts. En 1945, elle devient danseuse professionnelle et commence à s’initier à la chorégraphie. L’année suivante, elle se rend à New York pour parfaire sa formation en danse et organise une exposition des Automatistes. En 1948, elle publie dans le manifeste Refus global un texte intitulé La danse et l’espoir. En 1949, elle fait l’apprentissage de la soudure à l’École technique de Lachine et exécute des sculptures en métal plié dont la forme rappelle des mouvements chorégraphiques vus en plongée. En 1963, on lui remet le Premier prix (section sculpture) au Concours artistique du Québec. En 1967, elle crée une sculpture monumentale pour Expo’67 et, à la fin de la décennie, explore les possibilités du plexiglas. Au cours d’un séjour en Italie dans les années soixante-dix, elle entreprend des projets d’art conceptuel. Les années quatre-vingt marquent son retour à la peinture sur des surfaces inégales. Au cours de ces années, elle enseigne ponctuellement les arts visuels et la danse à l’Université Concordia. En 1987, elle reçoit le Prix Paul-Émile-Borduas pour l’ensemble de son travail de création. En 1997, elle conçoit une sculpture magistrale intitulée Montagnes pour l’entrée du pavillon Président-Kennedy du Complexe des sciences de l’Université du Québec à Montréal qui lui octroie en 2000 un Doctorat honorifique. En 2003, le Musée des beaux-arts de Montréal organise une rétrospective de ses œuvres et, en 2005, elle reçoit le Prix du Gouverneur général en arts visuels et médiatiques. Artiste pluridisciplinaire avant l’heure, elle aura incessamment fait preuve d’audace et d’inventivité.

VOIR :
« Nouvelles pratiques sculpturales : Yvette Bisson, Françoise Sullivan » de Rose Marie Arbour, ESPACE #25, p. 17.
« Françoise Sullivan : Montagnes » de Francine Jacques, ESPACE #44, p. 42.
« Impressions de passage… » de Monique Régimbald-Zeiber, ESPACE, vol. 6, no 1, p. 38.