PRENT, Mark (1947)

Mark Prent, War: What Is It Good For?, 2014. Bronze, aluminium, marbre. 53 x 30 x 22 cm. Photo avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Né en Pologne, Mark Prent a grandi à Montréal et obtenu un Baccalauréat en arts de la Sir George William University dans les années soixante-dix. Dès les débuts de sa carrière de sculpteur, il s’attire la foudre de plusieurs critiques et du public torontois et montréalais choqués par l’hyperréalisme de scènes sanglantes et de corps grotesques et mutilés. Bien qu’il ait été accusé d’encourager un voyeurisme malsain, la pertinence esthétique de son travail fut reconnue et on lui attribua de nombreux prix au Canada et en Allemagne, entre autres, à Berlin, où il fut artiste invité par la Deutsche Akademischer Austauschdienst et où il demeura pendant deux ans (1975-1977). Ses œuvres font maintenant partie de prestigieuses collections muséales à travers le monde. Afin d’assurer le réalisme des figures, il a développé une technique de moulage inédite à l’aide de résines de polyester, dont la toxicité l’a toutefois obligé à explorer d’autres mélanges des matières. En 1983, vivant alors au Vermont, il a ouvert un centre éducatif de moulage et a industrialisé des produits non toxiques vendus aux artistes. Depuis 2005, il a recours à la cinématographie qui lui permet d’animer ses sculptures et de leur donner une dimension performative qui entraîne le spectateur dans les sombres méandres à peine exagérés des horreurs perpétrées par les humains.

VOIR :
« Mark Prent : Maître du “Sublime” plus que Maître du “Beau” ? » de Gianguido Fucito, ESPACE, vol. 5, n° 3, p. 33.
« Lachine : Récentes acquisitions », ESPACE #34, p. 40.
« Plaisir et douleur, désir et répulsion », ESPACE #79, p. 5.
« De l’éloge du laid ? » de Serge Fisette, ESPACE #79, p. 13.
« Radical un jour, radical… ? » de Serge Fisette, ESPACE #98, p. 5.