DEMIDOFF-SÉGUIN, Tatiana (1935-2006)

Tatiana Demidoff-Seguin, Passage, 1982. Ciment fondu vitrifié. 244 x 274 x 122 cm. Photo : Yvan Roy.

Tatiana Demidoff-Séguin étudie à l’École d’art de Paris et à l’Atelier d’Alger avant de s’établir au Québec en 1962. Elle privilégie alors la sculpture, réalisant des œuvres monumentales, des installations ainsi que des intégrations à l’architecture et à l’environnement qui questionnent la matière et donnent forme à la mémoire. Faites de ciment fondu, de plastique, de bois, de sable, de toile ou d’acrylique, ses œuvres constituent moins des objets que des mises en scène qui évoquent l’architecture mais aussi le théâtre où les divers éléments interagissent entre eux. Parmi ses projets intégrés à l’architecture, notons Élan (1983) au Centre hospitalier de Gatineau ; Cheminement (1983) au Centre d’accueil de Lachute et Mémoire (1986) à la Chapelle Historique du Bon Pasteur à Montréal. Soulignons également La colonne du temps (1991) à Combs-la-Ville en France, et La place du temple (1990) sur la place Félix-Leclerc à LaSalle. Elle a participé au symposium Rendez-vous international sculpture 84 à Saint-Jean-Port-Joli. Sa pièce, Force, était constituée de plaques de ciment fondu superposées à l’intérieur desquelles les résidants étaient invités à déposer des objets personnels. Ces plaques mêlaient ainsi histoire individuelle et collective et symbolisaient le passage du temps et des générations. En 1986, le Musée national des beaux-arts du Québec lui a consacré une importante exposition : Remparts et boucliers.

VOIR:
« Sculpture : Séduction ’90 : Un bilan » de Charlotte Gingras, ESPACE, vol. 7 #1, p. 37.
« La sculpture et le tout public » de Serge Fisette, ESPACE #67, p. 5.

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