CONNOLLY, Reynald (1944)

Reynald Connolly apprend son métier en fréquentant des artistes et entend ainsi rester loin des dogmes et des écoles. Il participe avec Serge Lemoyne à des happenings d’art en direct au quai de l’Horloge à Montréal et illustre des textes de poètes marginaux. Dès ses débuts, il est représenté par la prestigieuse Galerie Gilles Corbeil et, au fil des ans, expose dans des lieux importants, notamment la Biennale de Bâle (1975), le Salon d’art international de Tokyo (1990), le Centre culturel canadien à Paris (1990), la Biennale d’Issy à Paris (1999), le Musée du Québec (1997), le Musée d’art contemporain de Montréal (2002), la Galerie Loto-Québec (2006 et 2009) et le Musée d’art contemporain des Laurentides (2008). Connu surtout comme peintre, il explore également le dessin, le collage et la photographie. En sculpture, il manifeste la même exubérance comme en témoigne L’oracle « Minnie » prophétisant sur la chute de l’empire, sorte de stèle baroque (de MEMORIAL, est-il écrit sur l’œuvre) faite de bois, d’acier, d’ardoise, de porcelaine, de cuivre, de goudron, de bronze et d’une figurine en plastique de Minnie. La pièce fut réalisée en 2005 dans le cadre du Symposium de sculpture de Saint-Faustin-Lac-Carré.

VOIR:
« Sculpter les mots, le langage, les mettre en espace » de Serge Fisette, ESPACE #78, p. 10.