BENOÎT, Jean (1922-2010)

Jean Benoît étudie à l’École des beaux-arts de Québec et, en 1942, à l’École des beaux-arts de Montréal. Il suit des cours avec Alfred Pellan qui l’initie aux Manifestes du Surréalisme et au jeu du cadavre exquis. Sous le pseudonyme « Je Anonyme », il signe le manifeste Prisme d’yeux (1948). Avec son épouse, l’artiste Mimi Parent, il part alors pour Paris, rencontre André Breton en 1959 et devient membre des surréalistes. Il réalise les masques, les costumes et les outils nécessaires à ses performances, notamment Le Bouledogue de Maldoror, hommage à Lautréamont, ou encore un décor et un costume de nécrophile pour La Communion solennelle, une pièce de Fernando Arrabal, dont il rejoint le mouvement Panique en 1963. Jean Benoît créait des objets surréalistes qui montraient son goût pour la dérision et la provocation. En 1996, à la galerie 1900-2000, il a accepté une exposition personnelle de ses œuvres, lesquelles tiennent de la sculpture, de l’assemblage et de la parure. Crânes, chimères, phallus, visages : les sujets sont symboliques et mythologiques avec des références littéraires et aux civilisations dites primitives. En 2004, une exposition intitulée Mimi Parent, Jean Benoît. Surréalistes a été organisée au Musée national des beaux-arts du Québec, par la commissaire Danielle Lord.