STERBAK, Jana (1955)

Jana Sterbak,Vanitas : Flesh Dress for an Albino Anorectic — robe de chair pour albinos anorexique, 1987. Photo : avec l’aimable autorisation du Centre Georges-Pompidou, Musée national d’art moderne.

Jana Sterbak acquiert une formation en art à la Vancouver School of Art, C.B. (1973-1974), à l’Université de British Columbia (1974-1975), à l’Université Concordia (1977) et à l’Université de Toronto (1980-1982). Elle voyage à New York, Toronto et Paris avant de s’installer à Montréal. En 1990 et en 2003, elle participe à la Biennale de Venise. Son travail lui a valu des prix prestigieux : Prix Lynch-Staunton (1993), Prix Ozias-Leduc (1995), Prix Chalmers, Ontario Art Council (2000) et Prix du Gouverneur général du Canada arts visuels et médiatiques (2012). Des galeries et des musées à travers le monde lui ont consacré des expositions solos et ses créations se retrouvent dans de nombreuses collections publiques. Déjà, dans les années quatre-vingt, ses œuvres, I want you to feel the way I do (The Dress) : robe transparente profilée par un fil de nichrome sous tension et non isolé serti d’un texte électrifié (1985) et Vanitas. Flesh Dress for an Albino Anorectic : robe fabriquée de pièces de viande (1987), donnent le ton à une pratique unique et provocatrice qui ne se démentira jamais au cours des décennies suivantes. L’identité féminine, la séduction et le pouvoir sont des thèmes récurrents qui exposent les tensions entre le désir de la femme d’être libre et celui de se protéger, entre sa vie privée et sa vie publique. Cet engagement politique de l’artiste est porté par ses sculptures, ses installations, ses performances, ses œuvres vidéographiques et ses photographies, pour lesquelles elle a recours à un humour caustique en renforcement de son propos critique.

VOIR :
« Dissiper l’illusion, mais laquelle? : Jana Sterbak au Musée d’art contemporain de Montréal » de Jennifer Couëlle, ESPACE #30, p. 41.
« Vanitas : Robe de chair pour une albinos anorexique » de Johanne Lamoureux, ESPACE #51, p. 14.
« Fissures d’art dans l’hyperréel politique » de Guy Sioui Durand, ESPACE #55, p. 30.
« L’oeuvre à refaire : Existence de l’oeuvre en tant qu’exposée et attitude de l’artiste face à sa reconstruction » de Richard Gagnier, ESPACE #69, p. 10.
« L’année-Machine » de Natasha Hébert, ESPACE #80, p. 31.
« 1996, Jana Sterbak, I Want You to Feel the Way I Do » de Francine Couture, ESPACE #81, p. 20.
« Résidence d’artistes à Est-Nord-Est : Entretien avec Natalie Lafortune », ESPACE #68, p. 32.
« Brendan Tang, Micah Lexier, The Shed Show, Barb Hunt, Jana Sterbak » de Gil McElroy, ESPACE #100, p. 40.

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