SAULNIER, Michel (1956)

Michel Saulnier, Écho, 2001, Noyer laminé. 400 cm (H). Jardin d’arbres de la Domtar, Montréal. Photo avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Sculpteur et graveur, Michel Saulnier détient un Baccalauréat et une Maîtrise en histoire de l’art. Dans sa pratique, il crée des formes schématisées vaguement référentielles à la nature (feuilles, oiseaux) et adapte la configuration et le thème au lieu d’installation des œuvres, souvent dans des jardins publics. Par ailleurs, des motifs qui évoquent les souvenirs de l’enfance réapparaissent de façon récurrente, notamment des oursons, dont la morphologie est parfois ironiquement affublée d’organes du corps humains (nez, vulve, pénis, cœur, colonne vertébrale et autres). Ce faisant, les œuvres de cire ou de bois peint et laqué présentées à l’intérieur ou à l’extérieur, certaines étant parfois ultérieurement chaudronnées en laiton, jouent sur l’inconscient où s’emboîtent la petite enfance et l’apprentissage à la sexualité.

VOIR :
« Hétérogénéité et simulacre de paysages » de Claude-Maurice Gagnon, ESPACE, vol. 7, n° 3, p. 28.
« Dessous de sculptures » de Michel Saulnier, ESPACE #23, p. 21.
« Chimères et chromosomes : Les hybrides sans nom de Michel Saulnier » de Nathalie Caron, ESPACE #36, p. 47.
« Et le corps s’est fait oeuvre… » de Serge Fisette, ESPACE #43, p. 22.
« À propos des couleurs et des bonnes intentions » de Gilles Daigneault, ESPACE #53, p. 46.
« 1988, Mémoire de Michel Saulnier. L’année suivante, l’an prochain » de Lise Lamarche, ESPACE #81, p. 12.
« Passeurs de sculpture (1987-2012) » de Lise Lamarche, ESPACE #100, p. 60.

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