COMTOIS, Ulysse (1931-1999)

En 1949-1950, Ulysse Comtois étudie à l’École des beaux-arts de Montréal et se joint au groupe automatiste. Après s’être surtout adonné à la peinture, il présente pour la première fois ses sculptures en 1961 au Musée des beaux-arts de Montréal et reçoit le Deuxième prix de sculpture au Concours artistique de la Province de Québec (1965). Il représentera le Canada à la XXXIVe Biennale de Venise en 1968. On lui décerne le Prix Paul-Émile-Borduas en 1978 et le Prix Louis-Philippe-Hébert en 1991. Son parcours en sculpture connaîtra plusieurs étapes : après une série de sculptures en fer soudé (Clair de Lune, Machine à écho), il explore divers matériaux (pierre, marbre, bois) qui le conduiront à l’aluminium, lequel s’imposera au milieu des années soixante comme un matériau de travail central, notamment avec la série de Colonnes et d’Oiseaux (ou Bidules). Ces colonnes « transformables » (1967-1974) sont constituées de plaques d’aluminium usinées, empilées les unes sur les autres sur un axe vertical. En bougeant les plaques, on peut donner à l’axe une silhouette variable. À partir de 1975, sa recherche sur le mouvement reprend la voie picturale en se rapprochant des théories spatiales de Piet Mondrian.

VOIR :
« Repères », ESPACE, vol. 4 #4, p. 32.
« L’art cinétique : un double point de vue » de Michèle Deschênes, ESPACE #26, p. 15.
« L’été 99 (un coq-à-l’âne) » de Gilles Daigneault, ESPACE #50, p. 45.
« Artcité : Beaucoup de bruit… » de Gilles Daigneault, ESPACE #58, p. 33.
« La sculpture et le tout public » de Serge Fisette, ESPACE #67, p. 5.
« Deuils (suite) » de Gilles Daigneault, ESPACE #87, p. 24.

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