WHITTOME, Irene F. (1942)

Irene F. Whittome, Yama,2002. Bambou, acier, corde noire tresse a la main pise. 335 x 335 cm. Photo avec l’aimable autorisation de l’artiste.
Irene F. Whittome, Yama,2002. Bambou, acier, corde noire tresse a la main pise. 335 x 335 cm. Photo avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Artiste et pédagogue remarquable, Irene F. Whittome étudie à la School of Art de Vancouver avant de se rendre à Paris pour s’initier à la gravure à l’atelier de Stanley William Hayter de 1963 à 1967. Arrivée à Montréal en 1968, elle est nommée professeure à l’Université Concordia où elle enseignera jusqu’en 2007. Elle y développe le programme innovateur Open Média qui permet aux étudiants de travailler en dehors des disciplines cloisonnées traditionnelles. Au cours de sa carrière, elle participe à environ cent cinquante expositions individuelles et collectives et ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées. Elle reçoit le Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton du Conseil des Arts du Canada en 1989, le Prix Paul-Émile-Borduas en 1997, le Prix du Gouverneur général du Canada en arts visuels et médiatiques en 2002, et elle est devient Officier de l’Ordre du Canada en 2005. En 2000, le Musée national des beaux-arts du Québec lui consacre une exposition rétrospective. Après avoir pratiqué le dessin, la peinture et la gravure, elle commence à faire des installations dans les années soixante-dix, dont l’œuvre charnière Musée blanc (1975). Le thème du Musée reviendra de façon récurrente, notamment dans une œuvre magistrale de 1989 : Le Musée des traces. Puisque plusieurs de ses installations sont initialement présentées dans des lieux loués et quelque peu désaffectés, elle se place volontairement en marge du système des arts visuels. Chacune de ses œuvres est en quelque sorte un cabinet de curiosités, en ce que s’y côtoient des artefacts primitifs, des objets familiers, des photographies et des sculptures bien rangés, comme dans un musée archéologique personnel où, malgré l’apparence d’un ordre impeccable, tout est parodiquement mélangé : les temps et les genres. Figure de proue d’une pratique audacieuse et réfléchie, elle aura eu un impact majeur sur les arts au Québec.

VOIR :
ESPACE, vol. 6, n° 3, p. 30. http://www.erudit.org/culture/espace1041666/espace1047915/9784ac.pdf
ESPACE #19, p. 15. http://www.erudit.org/culture/espace1041666/espace1049138/10018ac.pdf
ESPACE #35, p. 5. http://www.erudit.org/culture/espace1041666/espace1047793/9925ac.pdf
ESPACE #69, p. 32. http://www.erudit.org/culture/espace1041666/espace1049692/8968ac.pdf
ESPACE #73, p. 26. http://www.erudit.org/culture/espace1041666/espace1205520/10342ac.pdf
ESPACE, vol. 4, no 1, p. 9. http://erudit.org/culture/espace1041666/espace1041679/9110ac.pdf
ESPACE, #20, p. 14. http://erudit.org/culture/espace1041666/espace1049260/10050ac.pdf
ESPACE, #100, p.7. http://erudit.org/culture/espace1041666/espace0141/66920ac.pdf
ESPACE, #102, p. 6. http://erudit.org/culture/espace1041666/espace0377/68145ac.pdf

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