VERMETTE, Claude (1930-2006)

Claude Vermette, Murales, 1966. Céramique. Station de métro Saint-Laurent, Montréal. Photo: Alexandre Nunes.
Claude Vermette, Murales, 1966. Céramique. Station de métro Saint-Laurent, Montréal. Photo: Alexandre Nunes.

Céramiste, muraliste et peintre, Claude Vermette s’initie aux arts alors qu’il est étudiant au Collège Notre-Dame et a pour professeur le Frère Jérôme, grâce à qui il rencontre Paul-Émile Borduas. Il se joint alors aux Automatistes et, bien que Borduas le juge trop jeune pour signer le manifeste Refus Global, il assiste au lancement. Ses premières expositions entre 1948 et 1952 lui valent d’être remarqué par la critique. En 1952, son intérêt pour la céramique se précise lors d’un voyage d’études en Italie auprès du sculpteur Fausto Melotti et de l’architecte Gio Ponti, fondateur de la revue Domus. En 1953, il réalise sa première œuvre céramique d’envergure sur les parois de l’abside et au plafond de la nouvelle chapelle du Séminaire de Chicoutimi. S’ensuivent trente années de création en collaboration avec des architectes, des ingénieurs et des artistes, dont Jean-Paul Mousseau. Il est l’auteur de nombreux projets d’intégration à l’architecture, notamment lors de l’Exposition universelle de Montréal en 1967, des Jeux Olympiques d’Osaka en 1970 et des Jeux Olympiques de Montréal en 1976. Ses œuvres de céramique (murales, foyers, parquets) peuvent encore être vues dans des écoles, des églises, des palais de justice, des hôpitaux, des aéroports, des édifices d’affaires (Montréal, Toronto, New York), ainsi que dans une dizaine de stations de métro de Montréal, dont Saint-Laurent, Peel, Berri-UQAM et Laurier. Parallèlement, il a exploré les possibilités de l’estampe, de la sculpture de bronze, de l’aquarelle et de la peinture. Au moment de son décès, il venait tout juste de terminer la conception de cinq murales extérieures pour le pavillon du Lac des Castors du Parc du Mont-Royal inauguré en janvier 2006.

VOIR :
« Claude Vermette : Lorsque l’exubérance prend forme » de Normand Biron, ESPACE, vol. 4, #2, p. 27.

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