SAXE, Henry (1937)

Henry Saxe,  Ball no. X,  1984. Aluminium. 4563 x 109 x 114 cm. Photo : Galerie d'art Vincent, Ottawa.
Henry Saxe, Ball no. X, 1984. Aluminium. 4563 x 109 x 114 cm. Photo : Galerie d'art Vincent, Ottawa.

Suite à des études à la Sir George Williams University (1955-1956) et à l’École des beaux-arts de Montréal (1956-1962), Henry Saxe s’initie à la gravure avec Albert Dumouchel (1961-1962) et poursuit un stage à Londres en 1967-1968. Il enseigne à l’École des beaux-arts de Montréal (1968-1969) et à l’École des arts visuels de l’Université Laval (1970-1973). Il participe à la Biennale de Paris en 1963 et en 1966, ainsi qu’à Biennale de Venise en 1978. En 1994, le Musée d’art contemporain de Montréal lui consacre une rétrospective et, la même année, il reçoit le Prix Paul-Émile-Borduas. Au cours des ans, sa pratique a connu plusieurs transformations. Dans les années soixante, il élabore des sculptures modulaires colorées et fixes. À la décennie suivante, il fait un virage important et conçoit des sculptures beaucoup plus éclatées fabriquées avec des matériaux familiers : tuyaux, morceaux de chanvre, objets manufacturés (escabeaux ou trépieds), favorisant la formes triangulaire dans l’agencement des pièces dispersées dans l’espace telles des installations. Par la suite, il a recours à des matériaux plus légers et malléables, entre autres l’aluminium qu’il avait délaissé, et ses œuvres en forme de « nœuds » sont de plus en plus aérées. La constance à travers sa pratique est une recherche sur le processus d’assemblage et le statut esthétique de l’objet d’art.

VOIR :
« Henry Saxe : Objets d’expérience » de Serge Fisette, ESPACE #29, p. 19.
« Présence empirique : Un paradigme sculptural » de James D. Campbell et Yvonne Lammerich, ESPACE #20, p. 48.
« Passeurs de sculpture (1987-2012) » de Lise Lamarche, ESPACE #100, p. 60.

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