SAUCIER, Robert (1951)

Robert Saucier et Toby Heys, Radiabolus, 2013-2014. Aluminium, acier, plastiques, bois, haut-parleurs, haut-parleur HSS (HyperSonic Sound), divers mécanismes avec moteurs et microcontrôleurs, parachute militaire. Photo : Toby Heys.

Robert Saucier détient un Baccalauréat (1977) et une Maîtrise en arts plastiques (1988) de l’Université du Québec à Montréal, où il est professeur. Il est membre d’Hexagram (Institut de recherche/création en arts et technologies médiatiques) et a exposé ses œuvres au Canada et en Europe. De 1985 à 1988, il réalise des installations ludiques où l’histoire de l’humanité est présentée dans des mises en scène chronologiquement incohérentes. Depuis 1995, divers mécanismes et composantes électroniques : détecteurs de mouvement, minuteries, relais et microcontrôleurs font partie intégrante de ses créations. Il utilise également des capteurs solaires, des radios transistors et des bandes magnétiques qui incitent le récepteur à participer au devenir de l’œuvre et à prendre conscience que le « zapping » ne révèle qu’une partie des informations contenues. En ce sens, si les œuvres interactives questionnent les relations entre l’art et la technologie, elles sont implicitement critiques de la société actuelle pressée d’accéder à l’information.

VOIR :
« The Technocentric Art of Robert Saucier » de Athena Paradissis, ESPACE #19, p. 26.
« La machine mise à nu par ses spectateurs, même » de Jean-Pierre Latour,  ESPACE #36, p. 9.
« Pour une esthétique du lien » de Joanne Lalonde, ESPACE #55, p. 9.
« Bruits de fond : Une exposition d’environnements sonores » de Gaston St-Pierre,  ESPACE #59, p. 17.
« De la sculpture comme brèche : Paul-Émile Saulnier, Yves Louis-Seize, Robert Saucier » de Serge Fisette, ESPACE #63, p. 37.
« Champs magnétiques » de Serge Fisette, ESPACE #26, p. 6.
« Machines-faitiches » de Marie-Josée Pinard, ESPACE #47, p. 38.