RIOPELLE, Jean-Paul (1923-2002)

Jean-Paul Riopelle, La Joute,1976. Bronze. Stade Olympique, Montréal. Photo : Claudette Desjardins.
Jean-Paul Riopelle, La Joute,1976. Bronze. Stade Olympique, Montréal. Photo : Claudette Desjardins.

En 1948, Jean-Paul Riopelle signe le manifeste Refus Global avant de quitter pour Paris où il se taille une réputation internationale. En plus de poursuivre son exploration de la peinture, dans les années soixante il s’adonne à la sculpture dans un style à la frontière de la figuration et de l’abstraction, et conçoit des bronzes qui laissent voir les traces de ses doigts. À cette époque, il travaille en fonderie et coule ses bronzes de taille modeste et réalise des moules, entre autres, une série de hiboux. Dans les années soixante-dix, ses œuvres se peuplent de figures ludiques et prennent des dimensions monumentales, la plus célèbre étant La Joute (fontaine lumineuse) installée au Parc Olympique des jeux de 1976, puis restaurée et déplacée au Quartier international des affaires en 2004. Au cours de sa carrière, il a reçu des prix prestigieux, dont le Prix Paul-Émile-Borduas (1981). En 1988, il a été nommé officier de l’Ordre national du Québec.

VOIR :
« La fonction publique : Sculpture moderne en position d’extériorité » de Gaston St-Pierre, ESPACE, vol. 5, no 3, p. 10.
« La Joute : Autour d’une oeuvre de Jean-Paul Riopelle » de Jean Brien, ESPACE #20, p. 17.
« Considérations sur le déplacement de La Joute » de Pascale Beaudet, ESPACE #64, p. 21.
« Le déplacement de la sculpture-fontaine La Joute de Riopelle, un débat national en art public » de Danielle Doucet, ESPACE #64, p. 24.

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