DAVID, Alexandre (1964)

Alexandre David, L’un sur l’autre, 2013. Bois, contreplaqué, acier, 732 x 1370 x 732 cm. Photo © : Guy L’Heureux.
Alexandre David, L’un sur l’autre, 2013. Bois, contreplaqué, acier, 732 x 1370 x 732 cm. Photo © : Guy L’Heureux.

Montréalais de naissance, Alexandre David a obtenu un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia et une maîtrise en arts visuels de la Slade School of Fine Art (University College de Londres). Depuis les années 1990, sa production artistique s’est développée en employant, pour la fabrication de ses œuvres, du contreplaqué. Ce matériau de construction, qu’il recycle pour de futures installations, lui permet de mettre en forme des œuvres sobres, minimalistes, à la jonction entre la sculpture et l’architecture. D’abord développé en vue d’une réflexion sur la perception, l’emploi du contreplaqué s’est voulu de plus en plus accessible. En effet, à partir des années 2000, la plupart de ses œuvres, en étant conçues pour faire œuvre utile, invitent le spectateur à devenir autant un usager qu’un simple spectateur. Une fois assemblés, ses praticables de contreplaqués offrent une surface permettant de s’y promener ou de s’y asseoir. Les œuvres de David favorisent ainsi d’autres points de vue sur l’environnement immédiat. Elles s’accordent, dès lors, avec une approche esthétique nécessitant tous les sens liés à la mobilité du corps dans l’espace. Depuis 1989, David a exposé son travail dans plusieurs villes canadiennes (Montréal, Québec, Vancouver, Winnipeg, Toronto, etc.). Sa plus récente intervention a eu lieu à l’automne 2017 au Musée d’art contemporain des Laurentides (Saint-Jérôme). Il a également participé à plusieurs expositions collectives aux Pays-Bas, en Angleterre et en France. À l’été 2015, il a fait une résidence au Studio Let 777, à Dubrovnik (Croatie), et, la même année, il a réalisé un projet in situ pour le Blockhaus du collectif HUB à Nantes (France). Pour le 375e anniversaire de Montréal, il a réalisé une œuvre pour la collection d’art public de Montréal. Il a remporté, en 2006, le prix Louis-Comtois, décerné par la Ville de Montréal.