DARCEL, Loly

Loly Darcel, Petite histoire naturelle, fragile, 1996. Cronoflex. 4,58 x 4,50 m. Photo : Stéphane Cuisset.
Loly Darcel, Petite histoire naturelle, fragile, 1996. Cronoflex. 4,58 x 4,50 m. Photo : Stéphane Cuisset.

En 1989, Loly Darcel obtient une Maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal. Jumelant tour à tour la photographie, l’écriture, la vidéo, l’installation, la performance et les objets éphémères, ses œuvres disent le rapport à l’autre ainsi que l’aspect temporel et transitoire de toute chose. Le site investi devient le matériau même de l’œuvre permettant d’élaborer des histoires personnelles et collectives à même l’architecture du lieu. En 1999-2000, par exemple, elle présente à la Galerie Dazibao l’exposition D’elles avec Lorraine Oades, démontrant que le contexte social et culturel détermine notre perception et notre manière d’être au monde. On lui doit plusieurs œuvres d’art public, notamment au Pavillon de biologie expérimentale de l’Institut Armand-Frappier à Laval en 1994 et, en 1996, au Centre sportif de l’UQAM où elle réalise Liaison, une sculpture photographique faite de panneaux lumineux se reflétant dans une colonne d’aluminium. Intégrée à un puits de lumière reliant la cour arrière des Résidences universitaires à la piscine du centre tout en passant par le hall d’entrée de ce dernier, l’œuvre symbolise l’évolution de l’homme par le savoir.

VOIR :
« Réflexions et matérialisations identitaires » d’Élisabeth Recurt, ESPACE #38, p. 40.

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