BAILLARGEON, Carole (1959)

Carole Baillargeon, L'arbre est dans ses feuilles, Élément 1, 1995-2002. Jeans modifiés et assemblés au point de boutonnière, base de tabouret, roulettes. 97 x 49 x 49 cm. Photo : Michel Gauvin.
Carole Baillargeon, L'arbre est dans ses feuilles, Élément 1, 1995-2002. Jeans modifiés et assemblés au point de boutonnière, base de tabouret, roulettes. 97 x 49 x 49 cm. Photo : Michel Gauvin.

Carole Baillargeon détient un baccalauréat en scénographie (1986) et une maîtrise en arts visuels (1996) de l’Université Concordia. Elle a également complété la scolarité (sans thèse) du doctorat en études et pratiques des arts (2003-2004) à l’Université du Québec à Montréal. En utilisant divers matériaux comme le papier, le tissu, les boutons, la cire, les sachets de thé, le bois, les cheveux et les métaux, elle travaille sur le costume et le vêtement en relation avec le corps et/ou l’environnement, qu’il soit identitaire, psychologique ou social. Le vêtement comme métaphore du corps, comme voile ou exhibition, comme négation ou proclamation du corps ; le vêtement tel qu’il est associé à la parure, à la pudeur, à la protection. Les matériaux amènent à produire des dualités dans le cadre de trompe-l’œil parfois ludiques, parfois plus sombres. Par exemple, dans une œuvre présentée à l’exposition Turbulence (1988), le papier taillé ressemble à du métal corrodé, ce qui joue sur la tension réel/artificiel, naturel/industriel. En parallèle, elle œuvre à titre de commissaire d’expositions, notamment pour la Biennale internationale du lin de Portneuf en 2004-2005.

 

VOIR :
« Carole Baillargeon : Le discours de la séduction et la ré-humanisation » de Jocelyne Connolly, ESPACE #20, p. 40.
« La sculpture habillée/déshabillée » de Nycole Paquin, ESPACE #60, p. 5.
« Carole Baillargeon : Quand l’art sort du vestiaire » de Nathalie Côté, ESPACE #60, p. 42.