AMITTUK, Davidialuk Alasua (1910-1976)

Davidialuk Alaasuaq Amittuk, sans titre, 1961. Pierre, stéatite; andouiller, caribou, 20 x 127 x 11 cm. Collection d'art inuit du Nunavik. Photo © Institut culturel Avataq.
Davidialuk Alaasuaq Amittuk, sans titre, 1961. Pierre, stéatite; andouiller, caribou, 20 x 127 x 11 cm. Collection d'art inuit du Nunavik. Photo © Institut culturel Avataq.

L’artiste inuit Davidialuk Alasua Amittuk est né en 1910 dans le camp Nunagiirniraq (Québec) et décédé en 1976 à Puvirnituq (Québec), un village nordique du Nunavik dans lequel il s’était installé en 1951. Principalement connu pour ses représentations de récits mythiques enchevêtrés de souvenirs personnels, il produit des œuvres qui présentent plusieurs aspects importants de la tradition orale inuit. Amittuk débute sa carrière artistique à l’âge de quarante ans et réalise d’abord des sculptures de bois, d’ivoire et de pierre essentiellement figuratives : des hommes pêchant du poisson, des femmes prenant soin de leurs enfants, des animaux blessés pendant la chasse, etc. Dès la fin des années 1950, il s’inspire de mythes et légendes traditionnels pour créer sculptures, dessins et estampes, corpus qui le fera connaître. Ses pièces réfèrent, par exemple, à des créatures légendaires comme Kajtajuk, un demi-poisson, à l’histoire de Lumaaq ainsi qu’à d’anciens mythes sur les aurores boréales ou sur une femme prise pour l’épouse d’un aigle. L’artiste aborde également des questions de survie et dépeint des événements tragiques, tels que des meurtres. À partir des années 1970, il réalise principalement des œuvres sur papier dans lesquelles il incorpore souvent du texte. Ses thèmes sont les mêmes : mythes et légendes traditionnels, scènes de violence et récits personnels, mais il traite également des premières interactions entre sa communauté et des hommes blancs. L’artiste trépasse en 1976, quelques jours avant l’ouverture d’une grande exposition solo, « Sculpture by Davidialuk », ayant lieu à la Fleet Gallery de Winnipeg. Une exposition qui deviendra finalement une célébration posthume de son œuvre. Ses sculptures, dessins et estampes ont fait l’objet de nombreuses expositions au Canada ainsi qu’à l’étranger et ont été présentés dans diverses publications. Plusieurs de ses œuvres se retrouvent au sein de collections majeures d’art inuit, incluant celles du Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa, du Musée de la civilisation (Québec) et du Musée national des beaux-arts du Québec (Québec).