ALAIN, Danyèle (1957)

Danyèle Alain, Infuser, 2012. Semence de blé dur. Photo : André Lapointe.
Danyèle Alain, Infuser, 2012. Semence de blé dur. Photo : André Lapointe.

Danyèle Alain étudie dans les années 1980 à l’Université Concordia, au Banff School of Fine Arts, et suit des ateliers intensifs de peinture et de dessin avec Seymour Segal. Associée depuis plusieurs décennies au centre d’artistes 3e Impérial, à Granby, elle délaisse rapidement les médiums traditionnels pour la multidisciplinarité, notamment dans des projets d’art public sur des sites extérieurs où priment le processus d’exploration et le rapport au lieu. Dans cette approche, l’œuvre constitue moins un objet fini qu’une intervention, un rituel ; moins une fin en soi qu’une façon de conférer au geste artistique d’autres implications et dimensions. Sortie de l’atelier et de la salle d’exposition conventionnelle, l’œuvre s’inscrit dans des zones excentriques (où le public ne l’attend pas nécessairement). Danyèle Alain re-visite le concept art/nature en lui donnant un nouveau dynamisme ; elle instaure la notion d’art/ruralité qui permet d’appréhender différemment la présence de l’art dans ce qu’on appelle les « régions », hors des grands centres urbains.

VOIR :
« Symposium d’art/nature : Entretien de Serge Fisette avec André Lapointe » de Serge Fisette, ESPACE #103-104, p. 48.