AKPALIAPIK, Manasie (1955)

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Né en 1955 dans un camp de chasse près d’Ikpiarjuk (Arctic Bay), l’artiste Manasie Akpaliapik débute son apprentissage de la sculpture auprès de ses grands-parents et d’une de ses tantes. Ayant été placé dans un pensionnat d’Iqaluit (Nunavut) à l’âge de douze ans, le jeune Akpaliapik se retrouve éloigné de la culture traditionnelle inuite, ce qui lui cause de multiples frustrations et l’incitera à le quitter à l’âge de seize ans. Ce n’est qu’en 1980, à la suite de son déménagement à Montréal, qu’il entreprend l’apprentissage de l’utilisation de nouveaux outils et matériaux sculpturaux. Il s’établit ensuite pendant plusieurs années à Toronto. Il travaille dorénavant entre Ottawa et Montréal. Par ailleurs, il entreprend plusieurs voyages à Ikpiarjuk où il reprend contact avec sa culture qu’il souhaite perpétuer. De ce fait, les formes ainsi que les matériaux typiques de la culture traditionnelle prennent une grande importance dans son cheminement artistique. En 1989, il reçoit une bourse du Conseil des arts du Canada pour son projet « North Baffin Island Legends ». Il se rend à nouveau à Ikpiarjuk dans le but d’apprendre, auprès des ainés, la danse du tambour, la fabrication de kayak et les récits traditionnels. Il en profite également pour organiser des cours de sculpture pour adulte durant son séjour ainsi que quelques ateliers dans les écoles primaires. Ses œuvres ont fait partie de différentes expositions portant sur l’art inuit et l’Arts and Craft inuit tant au Québec qu’à l’international. En 1990, il présentait une exposition solo à la Winnipeg Art Gallery, Manasie: The Art of Manasie Akpaliapik dont plusieurs des œuvres se retrouvent maintenant au Musée des beaux-arts du Canada. Ses œuvres se retrouvent également au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée canadien de la civilisation à Gatineau et à l’Art Gallery of Ontario.