INUKPUK, Johnny (1911-2007)

Johnny Manumi Inukpuk, sans titre, c1975. Pierre, stéatite, 26,5 x 22 x 24,2 cm. Collection d'art inuit du Nunavik. Photo © Institut culturel Avataq.
Johnny Manumi Inukpuk, sans titre, c1975. Pierre, stéatite, 26,5 x 22 x 24,2 cm. Collection d'art inuit du Nunavik. Photo © Institut culturel Avataq.

Né en 1911 à Kuujjuarapik (Québec), le sculpteur Johnny Manumi Inukpuk emménage à Inukjuak dans les années 1950 et y réside jusqu’à sa mort en 2007. À Inukjuak, il rencontre l’artiste, auteur et cinéaste James Archibald Houston (surnommé par les Inuits « Saumik » ou « le gaucher ») qui l’encourage à poursuivre son travail de sculpture amorcé avant son déménagement. Les thèmes récurrents de Johnny Inukpuk sont les activités éducatives, domestiques et de chasse. Ses personnages se distinguent par leurs yeux fabriqués à partir de pierre ollaire, d’ivoire ou de disques vinyles fondus, et par leur tête qui, dès 1954, apparaît ronde et brillante. De surcroît, le visage des femmes est souvent représenté avec une fente labio-palatine, communément appelée bec-de-lièvre, une malformation qu’avait son épouse Mary Inukpuk. Outre ses nombreuses œuvres sculpturales, il a également réalisé une gravure sur pierre intitulée A True Story of Johnny Being Attacked by Three Polar Bears While in His Igloo (1974). Ce médium lui apparaissait plus adéquat que la sculpture pour raconter cette expérience de chasse qu’il a, semble-t-il, vécue. En 1951, le Groupe Financier Banque TD acquiert une pièce d’Inukpuk intitulée Hunter (1951), une sculpture en pierre mesurant 49 x 37 x 21 cm. En 1953, il participe à l’exposition « Eskimo Carvings » (connue sous le nom de « The Coronation Exhibition »), présentée à la galerie Gimpel Fils à Londres, en Angleterre. Il est élu membre de l’Académie royale des arts du Canada en 1973.