ALLEYN, Edmund (1931-2004)

Edmund Alleyn, Introscaphe, 1968-1970. Bois, fibre de verre, peinture, circuits électriques et électroniques, systèmes de projection et autres matériaux. 155 x 330 x 113 cm. Photo : Succession Edmund Alleyn.
Edmund Alleyn, Introscaphe, 1968-1970. Bois, fibre de verre, peinture, circuits électriques et électroniques, systèmes de projection et autres matériaux. 155 x 330 x 113 cm. Photo : Succession Edmund Alleyn.

Né à Québec, Edmund Alleyn est l’un des plus audacieux artistes de sa génération. Étudiant à l’école des beaux-arts de Québec, dans les années 1950, il étudie auprès de Jean-Paul Lemieux et Jean Dallaire. Après ses études, il devient professeur, pendant 15 ans, au département d’arts visuels de l’Université d’Ottawa. En 1955, il remporte le Grand Prix au concours artistique de la province de Québec et une bourse de la Société royale du Canada. Alleyn se joint, en 1958, à Paul-Émile Borduas, Harold Town, Jean-Paul Riopelle et Léon Bellefleur pour représenter la délégation canadienne au Guggenheim International Award. Il remporte la médaille de bronze à la Biennale de Sao Paulo, en 1959, et l’année suivante, il est sélectionné pour représenter le Canada à la Biennale de Venise. Connu pour ses nombreuses œuvres picturales, Edmund Alleyn a également réalisé des sculptures et des installations importantes. Sa sculpture la plus importante est sans aucun doute l’Introscaphe (1968-1970). Œuvre dite polysensorielle, l’Introscaphe est une « sculpture-habitacle » où le visiteur est invité à s’introduire pour y vivre quatre minutes et demie de projection d’images 16 mm dans un environnement sonore. Considéré aujourd’hui comme l’une des premières œuvres multimédias au monde, l’Introscaphe, avec sa forme ovoïdale rappelant les vaisseaux spatiaux, bombardait les spectateurs d’images d’une société de plus en plus « automatisée » par la technologie. À travers sa carrière, Edmund Alleyn réalisera plusieurs œuvres en trois dimensions, dont les sculptures The Old Seawolf (1961-1963), The Big Sleep (1968), le projet Une belle fin de journée (1973-1976) et l’installation in situ au Musée des beaux-arts de Montréal, Le Musée d’hiver (1978-1979). Ses œuvres ont été présentées dans divers lieux d’exposition à travers le monde, dont plusieurs musées au Québec, à la Galerie Lavalin (Montréal), au 49e Parallèle (New York) et au musée d’art moderne de la Ville de Paris (France).